Je ne voudrais pas que, à ce stade de cet exercice cathartique, vous soyez, mes chers lecteurs, tentés par un jugement hâtif et facile, raccourci intolérable pour celle qui a fait de sa longueur son atout principal. Je ne doute pas que vous donniez raison à mon analyste breton déjà cité qui me reproche ma tendance névrotique à la paranoïa, mais il faut bien reconnaître que l'accumulation des faits est confondante. C'est le cœur léger et les taches alertes que j'allais hier soir me divertir devant un vieux Billy Wilder, qui m'avait tant fait rire avec son "One Two Three". Sans vouloir accuser qui que ce soit, je me dois de constater que la programmation du Cinématographe insiste lourdement depuis quelques films sur certains passages, souvent douloureux, de ma biographie. Sans doute que la présence systématique d'un mammifère de 5,50m perturbe quelque peu le calme des projections, mais de là à me persécuter... Oui, je sais, le Dr. Le Goaper me le répète sans arrêt, je ne devrais pas tout ramener à ma grande personne, mais jugez plutôt. Dans The Apartment, Jack Lemmon, alias CC Baxter - pathétique dans sa tentative d'imiter les mimiques de Jim Carrey - sauve du suicide Shirley McLaine, alias Fran Kubelik, qui avale tout son flacon de somnifères alors qu'elle se trouve dans l'appartement de Baxter. S'en suit une scène interminable de sauvetage par le voisin de Baxter, médecin de son état, qui effectue un lavage d'estomac à la jeune femme, dont aucun détail sonore ne nous est épargné. Coïncidence sur le désespoir d'une jeune femme bafouée dans une métropole occidentale, me direz-vous... moi j'y vois un clin d'oeil démoniaque à mon triste destin. Il m'est arrivé, dans un passé proche sur lequel je ne souhaite pas revenir, car j'ai ma petite pudeur à parler de moi, contrairement à ce que vous pensez peut-être, d'avaler tout une cartouche de tubes de Valium (environ 4000 comprimés) et mon compagnon d'alors, directement responsable de ma condition déplorable, mais dont je tairai ici le nom, pour ne pas nuire à sa réputation (il se reconnaitra aisément, et c'est justice), a dû me pomper le contenu des quatre parties de l'estomac avec un aspirateur, et croyez-moi, le temps que ça remonte jusqu'en haut, il faut y mettre de l'énergie... Bref, il y a certains épisodes douloureux qu'on n'a pas tellement envie de voir portés à l'écran et j'en veux beaucoup à M. Wilder d'avoir insisté sur cet aspect de l'intrigue. Même si je comprends la tentation du sordide et du voyeurisme pour servir de viles arrières-pensées et décrocher un Oscar... Et merci de rallonger un peu plus la durée de ma thérapie...
(girafe média : non !)
vendredi 31 janvier 2014
west side story (pareil)
La salle du Cinématographe est comble. Beaucoup de petites filles déposées le temps des 2h32 par leurs parents et une seule girafe, votre serviteuse, fidèle du dernier rang. Je vous passe les exclamations admiratives et interpellations de ces enfants à mon attention, certains poussant même la curiosité à venir me caresser la nuque. Les clichés animaliers ont la peau dure, tout comme nous, et les humains se croient toujours obligés de nous peigner quand ils nous rencontrent... Alors qu'ils feraient mieux de surveiller ce que regarde leur progéniture dans les salles obscures, car enfin, soyons raisonnables. Certes, il y a la musique de Bernstein qui me flanque la chair de poule tout le long du cou, et les robes colorées, mais le reste n'est que vengeance, luxure et apologie de la violence urbaine. Ce genre de choses ne passerait pas chez nous, girafes ô combien pacifiques. Oui, je sais, il y a l'amour de Maria, Maria, Mariiiiiiiiiiiiiaaaaaaa pour le jeune minet Tony, et je me suis prise moi-même dans ma jeunesse, à l'âge où l'on ne connait pas le danger, à vouloir conter fleurette à un jeune lionceau au regard troublant (son père avait doublé Clarence dans Daktari) et mon cœur a maintes fois chaviré à la vue de son corps musculeux dans la savane, encore frêle mais déjà intimidant. J'ignorais tout de ce qui nous sépare de sa famille depuis des siècles, je ne pouvais pas deviner que la nature, dans sa cruauté, nous avait faits ennemis héréditaires. Je l'aimais moi ce Jeffrey. Oui, il s'appelait Jeffrey et était végétarien, ce qui écartait tout risque pour ma santé. Ah, Jeffrey... Il chantait dans la savane "I've just met a giraffe named Papouloula, And suddenly that name will never be the same to meee"...
Oui, Jeffrey, non content d'être lion et végétarien, ce qui lui valait des remarques assez humiliantes de ses comparses félins, était aussi anglophone et mélomane. Vous auriez vu sa gueule béante quand il chantait et me jurait son amour, tout en prenant ma défense contre ses camarades qui voulaient faire de moi leur goûter. Pas besoin d'être Shakespeare ou Jerome Robbins pour savoir que ça allait mal finir. Nous étions jeunes et nous nous jurions de parcourir le monde, en nous nourrissant de feuilles et d'eau fraiche... rien que d'y repenser, j'en suis toute retournée. Jusqu'au soir où un de mes camarades de classe Dimitri, girafon belliqueux fracassa le crâne de Jeffrey d'une ruade, me privant à jamais de cet amour unique et impossible.
Oui, Jeffrey, non content d'être lion et végétarien, ce qui lui valait des remarques assez humiliantes de ses comparses félins, était aussi anglophone et mélomane. Vous auriez vu sa gueule béante quand il chantait et me jurait son amour, tout en prenant ma défense contre ses camarades qui voulaient faire de moi leur goûter. Pas besoin d'être Shakespeare ou Jerome Robbins pour savoir que ça allait mal finir. Nous étions jeunes et nous nous jurions de parcourir le monde, en nous nourrissant de feuilles et d'eau fraiche... rien que d'y repenser, j'en suis toute retournée. Jusqu'au soir où un de mes camarades de classe Dimitri, girafon belliqueux fracassa le crâne de Jeffrey d'une ruade, me privant à jamais de cet amour unique et impossible.
Alors, vous comprendrez que revoir toute sa jeunesse racontée sur l'écran par des jeunes minets en chemise colorée qui tortillent de la croupe avant de se mettre des coups de couteau, c'est non seulement cruel et douloureux pour moi mais surtout quel exemple pour la jeunesse...
C'est les yeux bien rouges que je ressortis de la salle de cinéma en ce samedi après-midi, tandis que les parents nombreux attendaient dans la rue que leurs petites filles veulent bien me lâcher les ossicônes. Je décidai de leur montrer mon plus profond mépris en allongeant le cou vers le lampadaire et remontai la rue en direction du centre-ville en pensant à Jeffrey et ses chansons...
(girafe média : déjà vu !)
mercredi 29 janvier 2014
breakfast at tiffany's (diamants sur canapé)
Alors, patte gauche : do, mi, sol, la et à droite sol, ré, do... pff... ce Mancini ne composait pas pour les ongulés artiodactyles... J'ai longuement hésité à aller voir ce film, réalisé par un homme qui a consacré la moitié de sa carrière à une panthère, animal belliqueux que j'exècre. Mais j'y suis allée au moins pour la musique, ah Moon river, wider than a smile.... Je n'ai pas regretté. D'abord chanté par Audrey Hepburn, c'est un peu moins gluant que par Franck Sinatra et puis, à défaut d'arriver à la jouer sur mon piano, j'ai pu la fredonner dans la salle du Cinématographe où je me suis encore attirée des regards réprobateurs dans l'obscurité (vous savez ces regards dont on ne voit que le blanc de l'oeil qui brille à la lumière de l'écran, mais dont on devine l'aspect réprobateur tout naturellement). C'est vrai que le film est un peu décousu, je trouve mais cette petite Lula Mae qui devient Holly Golightly, je me suis tout de suite identifiée. Oui, je n'ai pas toujours été Papouloula, mais c'est une autre histoire. J'ai été happée par ses mésaventures - elle qui est harcelée par les hommes qu'elle séduit involontairement, ses problèmes de nutrition, ses inconstances et ses imperfections mais toujours ce sex-appeal et ce regard perdu, cette fille qui n'appartient à personne et à qui personne n'appartient... tout moi, quoi. Sauf que moi, avec la taille de mon cou, j'ai toujours jugé plus réaliste de faire les vitrines de Svarovsky que de Tiphanny's...
Mais voilà, j'étais bouleversée et ce film recelait pour moi tellement de révélations inattendues. Par exemple, cette brunette d'Audrey est blonde dans ce film, qui l'eut cru... et puis il y a ce Paul qu'elle appelle Fred tout au long du film. Avec son air un peu niais et ses yeux bleu azur, il me rappelait quelqu'un tout au long du film. George Peppard, son vrai nom, en revanche ne me disait rien. Mais bon sang, mais c'est bien sûr, me disais-je une fois sortie dans la rue, en prenant un air dégagé, face aux badauds qui systématiquement me dévisagent en ville, Hannibal Smith "I love it when a plan comes together (crachage de bout de cigare)". Oui, car j'ai aussi regardé la télévision dans les années octante. L'amant d'Audrey Hepburn a donc fini dans l'Agence tous risques... quelle dégringolade pour celui qui passe son temps à descendre et monter des marches tout au long du film.
Voilà, excusez la pauvreté de cette chronique, mais je n'ai pas encore pris mon petit déjeuner et "A girl can't read that sort of thing without her lipstick."
(girafe média : pour girafes adultes et adolescentes)
Mais voilà, j'étais bouleversée et ce film recelait pour moi tellement de révélations inattendues. Par exemple, cette brunette d'Audrey est blonde dans ce film, qui l'eut cru... et puis il y a ce Paul qu'elle appelle Fred tout au long du film. Avec son air un peu niais et ses yeux bleu azur, il me rappelait quelqu'un tout au long du film. George Peppard, son vrai nom, en revanche ne me disait rien. Mais bon sang, mais c'est bien sûr, me disais-je une fois sortie dans la rue, en prenant un air dégagé, face aux badauds qui systématiquement me dévisagent en ville, Hannibal Smith "I love it when a plan comes together (crachage de bout de cigare)". Oui, car j'ai aussi regardé la télévision dans les années octante. L'amant d'Audrey Hepburn a donc fini dans l'Agence tous risques... quelle dégringolade pour celui qui passe son temps à descendre et monter des marches tout au long du film.
Voilà, excusez la pauvreté de cette chronique, mais je n'ai pas encore pris mon petit déjeuner et "A girl can't read that sort of thing without her lipstick."
(girafe média : pour girafes adultes et adolescentes)
dimanche 26 janvier 2014
touch of evil (la soif du mal)
Depuis toujours, j'avais refusé de voir ce film d'Orson Welles, malgré mon goût pour ce réalisateur. Mais voilà, il fallait que je sache...
Je pense que nombreux sont les spectateurs qui se demandent comment M. Welles a réussi ce plan séquence interminable et millimétré qui ouvre son film et qui est entré dans la légende du cinéma. Eh bien, parfois, la légende se fait sur le dos d'honnêtes girafes...
Figurez-vous que mon grand-père a tenté sa chance dans les années 50 à Hollywood. Ayant eu des contacts réguliers avec les studios, il apprit que le gros Orson cherchait une solution pour réaliser une scène irréalisable, avec des mouvements de caméra plongeants et au niveau du sol, et eut l'idée de proposer ses services. En effet, en plaçant la caméra sur sa tête, mon grand-père pourrait aisément monter et descendre son cou par-dessus les décors de la scène et donner au maître la possibilité de réaliser cette prouesse. La rencontre entre le réalisateur barbu et la jeune girafe ambitieuse et inventive qu'était mon Pépéloula eut lieu au zoo de Beverly Hills pour éviter d'éveiller les soupçons. Mon grand-père exposa à Orson Welles tout son plan de tournage et ce dernier dut constater que c'était là la solution miracle pour concrétiser son idée scénaristique. Il proposa une forte quantité de fourrage à mon grand-père en guise de rémunération et organisa de nuit le transfert de mon aïeul vers les studios de tournage. On connait l'exigence et la minutie du maître du cinéma américain et mon Pépéloula avait sans doute sous-estimé l'ampleur de la tâche. En effet, les mouvements de caméra s'avérèrent très simples à reproduire pour lui, à part le passage où elle recule dans le carrefour, mon grand-père ayant peur des voitures. Mais il n'avait pas du tout songé au défi que représentait pour les figurants, les véhicules et les acteurs principaux cette scène qui ne fonctionnait que dans sa perfection. A la trente-huitième prise, mon Pépéloula présenta des premiers signes de fatigue, mais Orson demeurait intraitable. "Come on good boy, you can do it!" disait-il pour l'encourager. La trente-neuvième fut la bonne, Welles hurlait de joie au milieu des décors, oubliant l'exploit réalisé par mon ancêtre. Celui-ci, épuisé par tant d'efforts, fit un faux mouvement et se coinça la 13e cervicale juste au moment du "cut". Il dut jusqu'à la fin de ses jours porter une minerve (de 1,50m de long) et en voulut beaucoup à Orson qui ne lui offrit même pas un whisky pour accompagner les 60 kg de fourrage promis. Bref, autant vous dire que dans la famille, la Soif du Mal porte bien son nom... La seule consolation pour mon grand-père fut sa rencontre avec Marlene Dietrich, qu'il admirait, brune pour l'occasion, avec qui il eut une aventure mémorable et fougueuse au grand dam de Charlton Heston, éconduit par la diva du fait de son maquillage mexicain grotesque...
Enfin, si je puis me permettre un avis personnel, je constate que Janet Leigh devrait éviter de fréquenter des motels dans ses films, car ça ne lui réussit vraiment pas...
(girafe média : des idées peuvent heurter, et pas que les cervicales)
Je pense que nombreux sont les spectateurs qui se demandent comment M. Welles a réussi ce plan séquence interminable et millimétré qui ouvre son film et qui est entré dans la légende du cinéma. Eh bien, parfois, la légende se fait sur le dos d'honnêtes girafes...
Figurez-vous que mon grand-père a tenté sa chance dans les années 50 à Hollywood. Ayant eu des contacts réguliers avec les studios, il apprit que le gros Orson cherchait une solution pour réaliser une scène irréalisable, avec des mouvements de caméra plongeants et au niveau du sol, et eut l'idée de proposer ses services. En effet, en plaçant la caméra sur sa tête, mon grand-père pourrait aisément monter et descendre son cou par-dessus les décors de la scène et donner au maître la possibilité de réaliser cette prouesse. La rencontre entre le réalisateur barbu et la jeune girafe ambitieuse et inventive qu'était mon Pépéloula eut lieu au zoo de Beverly Hills pour éviter d'éveiller les soupçons. Mon grand-père exposa à Orson Welles tout son plan de tournage et ce dernier dut constater que c'était là la solution miracle pour concrétiser son idée scénaristique. Il proposa une forte quantité de fourrage à mon grand-père en guise de rémunération et organisa de nuit le transfert de mon aïeul vers les studios de tournage. On connait l'exigence et la minutie du maître du cinéma américain et mon Pépéloula avait sans doute sous-estimé l'ampleur de la tâche. En effet, les mouvements de caméra s'avérèrent très simples à reproduire pour lui, à part le passage où elle recule dans le carrefour, mon grand-père ayant peur des voitures. Mais il n'avait pas du tout songé au défi que représentait pour les figurants, les véhicules et les acteurs principaux cette scène qui ne fonctionnait que dans sa perfection. A la trente-huitième prise, mon Pépéloula présenta des premiers signes de fatigue, mais Orson demeurait intraitable. "Come on good boy, you can do it!" disait-il pour l'encourager. La trente-neuvième fut la bonne, Welles hurlait de joie au milieu des décors, oubliant l'exploit réalisé par mon ancêtre. Celui-ci, épuisé par tant d'efforts, fit un faux mouvement et se coinça la 13e cervicale juste au moment du "cut". Il dut jusqu'à la fin de ses jours porter une minerve (de 1,50m de long) et en voulut beaucoup à Orson qui ne lui offrit même pas un whisky pour accompagner les 60 kg de fourrage promis. Bref, autant vous dire que dans la famille, la Soif du Mal porte bien son nom... La seule consolation pour mon grand-père fut sa rencontre avec Marlene Dietrich, qu'il admirait, brune pour l'occasion, avec qui il eut une aventure mémorable et fougueuse au grand dam de Charlton Heston, éconduit par la diva du fait de son maquillage mexicain grotesque...
Enfin, si je puis me permettre un avis personnel, je constate que Janet Leigh devrait éviter de fréquenter des motels dans ses films, car ça ne lui réussit vraiment pas...
(girafe média : des idées peuvent heurter, et pas que les cervicales)
vendredi 24 janvier 2014
the magnificent seven (les 7 mercenaires)
J'ai commencé mon rattrapage de retard cinéphilique avec un western. Mais pas n'importe lequel. Un qui commence avec une musique un brin enlevée à vous faire galoper dans les rangées du cinéma. Malheureusement, m'étant suffisamment faite remarquer au dernier rang de la salle obscure où je me destine à lancer ma carrière de chroniqueuse au long cou, je renonçai à cet élan que m'imposait la rythmique du générique d'ouverture. Oui, une girafe dans un cinéma (et qui fait usage du passé simple, de surcroît), ça ne court pas les rues, comme me le faisait remarquer l'ouvreur, qui, du coup m'avait consenti le tarif chômeur. Sa seule exigence était que je m'asseye au dernier rang pour ne pas gêner les autres spectateurs. Je respectai donc sa volonté et décidai comme je l'évoquais à l'instant de me tenir à carreau, ce qui, pour un animal tacheté de mon espèce, est une certaine gageure.
Mais revenons à nos moutons, ou plutôt nos chevaux, vu la place prépondérante de cet animal dans le film qui nous intéresse. Je n'ai jamais vraiment compris cette fascination des humains pour ces bêtes de trait, courtes des cervicales, qui, certes, courent vite, mais demandez-leur donc de détacher une feuille d'acacia à 4,50m de hauteur... passons. Je n'ai jamais été très attirée, entre autres pour cette raison, par les westerns, mais là, je dois dire que j'ai trouvé d'autres attraits à ce monument de la virilité. Je n'avais jamais vu autant de testostérone sur un écran de cinéma. Comme le nom l'indique, ils sont sept, mais la décharge hormonale androgène éclabousse chaque plan. Prenez Yul Brynner, avec sa voix caverneuse et son déhanché sibérien, par exemple. Quand je pense que mes camarades mâles pensent prouver leur masculinité par la couleur de leur pelage... cet homme est chauve mais il fait plus d'effet que le dos nu de Guy Marchand dans Nestor Burma (oui, avant de retourner au cinéma, j'ai beaucoup regardé la télévision française dans les années nonante). N'allez pas croire que mon intérêt pour ce film n'ait été que sensuel... J'ai beau être dépressive, je ne suis pas encore désespérée à ce point-là, même si les perspectives de rencontrer une girafe mâle en Loire-Atlantique sont un peu maigres comme me le rappelait récemment mon analyste breton. Mais, il faut bien avouer que la présence côte à côte, flingue contre flingue de Yul, Steve, Charles, Robert, James, Brad et Horst m'a fait vivre des émotions très fortes. Le seul bémol, qui me rappelle pourquoi j'ai toujours évité ce genre cinématographique, est la façon dont les personnages meurent dans la seconde où ils sont touchés par une balle, à part Brad, qui a encore quelque chose à demander à Yul, mais sinon, c'est assez expéditif. Et 55 morts c'est un peu beaucoup pour mes chastes yeux de girafe, psychologiquement un peu fragile. Surtout que, pour un film américain, je m'attendais à voir les sept gaillards galoper fièrement dans le soleil couchant à la fin, et puis non, ils ne sont plus que deux, même Charles Bronson a mordu la poussière, sûrement faute de moustache dans ce rôle.
(girafe média : pas pour les girafons, des images peuvent heurter)
Mais revenons à nos moutons, ou plutôt nos chevaux, vu la place prépondérante de cet animal dans le film qui nous intéresse. Je n'ai jamais vraiment compris cette fascination des humains pour ces bêtes de trait, courtes des cervicales, qui, certes, courent vite, mais demandez-leur donc de détacher une feuille d'acacia à 4,50m de hauteur... passons. Je n'ai jamais été très attirée, entre autres pour cette raison, par les westerns, mais là, je dois dire que j'ai trouvé d'autres attraits à ce monument de la virilité. Je n'avais jamais vu autant de testostérone sur un écran de cinéma. Comme le nom l'indique, ils sont sept, mais la décharge hormonale androgène éclabousse chaque plan. Prenez Yul Brynner, avec sa voix caverneuse et son déhanché sibérien, par exemple. Quand je pense que mes camarades mâles pensent prouver leur masculinité par la couleur de leur pelage... cet homme est chauve mais il fait plus d'effet que le dos nu de Guy Marchand dans Nestor Burma (oui, avant de retourner au cinéma, j'ai beaucoup regardé la télévision française dans les années nonante). N'allez pas croire que mon intérêt pour ce film n'ait été que sensuel... J'ai beau être dépressive, je ne suis pas encore désespérée à ce point-là, même si les perspectives de rencontrer une girafe mâle en Loire-Atlantique sont un peu maigres comme me le rappelait récemment mon analyste breton. Mais, il faut bien avouer que la présence côte à côte, flingue contre flingue de Yul, Steve, Charles, Robert, James, Brad et Horst m'a fait vivre des émotions très fortes. Le seul bémol, qui me rappelle pourquoi j'ai toujours évité ce genre cinématographique, est la façon dont les personnages meurent dans la seconde où ils sont touchés par une balle, à part Brad, qui a encore quelque chose à demander à Yul, mais sinon, c'est assez expéditif. Et 55 morts c'est un peu beaucoup pour mes chastes yeux de girafe, psychologiquement un peu fragile. Surtout que, pour un film américain, je m'attendais à voir les sept gaillards galoper fièrement dans le soleil couchant à la fin, et puis non, ils ne sont plus que deux, même Charles Bronson a mordu la poussière, sûrement faute de moustache dans ce rôle.
(girafe média : pas pour les girafons, des images peuvent heurter)
mardi 21 janvier 2014
Introduction au long cou(rs)
je m'appelle papouloula.
je suis une girafe.
j'aime beaucoup le cinéma mais j'ai des lacunes.
en ce moment, ça ne va pas très bien.
mais j'ai trouvé ma thérapie.
je vais rattraper mon retard en cinéma classique et écrire mes chroniques, consultables par toutes les girafes qui le souhaitent.
bonne lecture,
votre papouloula
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