Peut-être que je ne suis pas faite pour les westerns, voilà tout. Après tout, pourquoi une girafe baverait-elle devant des humains qui galopent après des vaches, tirent sur des indiens ou boivent du bourbon au comptoir d'un vieux saloon ?...
Mais là, je me disais, quand même, Rio Bravo, ce film tellement mythique pour tous les cinéphiles, ça doit changer du film de cowboys ordinaire... Je dois préciser à mes lecteurs patients (oui, j'étais en cure pour un méchant torticolis pendant quelques semaines) que j'ai longtemps confondu Rio Bravo avec La vengeance aux deux visages, que j'ai vu jadis chez ma grand-mère girafe et qui m'a beaucoup impressionné. Le regard ténébreux de Marlon Brando, la petite mexicaine aux yeux noirs, je n'ai jamais oublié ces images mais j'ai lamentablement mélangé le nom du personnage principal, Rio donc, avec le titre du film d'Howard Hawks qui nous intéresse ici. Ou pas. Moi, je me suis un peu ennuyée. Oui, je sais, allez-y, lapidez-moi, expliquez-moi ce que je n'ai pas su voir. Mais j'ai trouvé ça désuet, John Wayne ressemble plus à un vieux travesti des Batignolles (j'en ai fréquenté dans ma jeunesse) et les séquences chantées par Dean Martin m'ont fait pouffer dans le velours du siège de devant. En revanche, la prestation d'Angie Dickinson m'a laissée sans voix. Face à tous ces machos mal rasés (ou trop bien si on se concentre sur John Marion Wayne), elle impose son jeu et sa féminité dévorante avec un certain panache, et se démarque justement des rôles classiques de poulette de saloon. Ne vous méprenez pas, si je n'ai pas été emballée plus que ça par Rio Bravo, je n'ai pas pour autant détesté le film et ai plutôt passé un bon moment. Mais je suis restée sur ma faim. Comme avec un bel acacia. Mais par rapport à Rio 2 que j'ai malheureusement aussi vu, il est certain qu'il n'y a pas photo...
(girafe média : on n'applaudit pas)

"John Wayne ressemble plus à un vieux travesti"
RépondreSupprimerOuais, je pense qu'à cette époque ils n'avaient pas viré tous les costumiers daltoniens qui dataient du noir et blanc. D'où le mythe du cowboy gay popularisé par les Village People et Ang Lee.
Tu vois, la culture, c'est facile !