Stefan Zweig. Vienne, 1900. On est bien loin de la savane où j'ai grandi. Et pourtant voici une histoire comme on en a tous vécu, même nous les girafes du XXIe siècle.
Car ne vous est-il jamais arrivé, chers lecteurs, d'écrire après coup, voire des années plus tard, une lettre, un courriel ou un sms à quelqu'un que vous aviez passionnément aimé et qui ne le savait pas forcément. Certes, on n'est pas obligé d'avoir expérimenté le typhus, d'avoir perdu son fils de cette maladie pour en arriver là. Curieusement, je peux penser à plusieurs expériences similaires où j'ai écrit ma flamme à retardement pour l'être dont j'ignorais s'il avait lui-même éprouvé quoi que ce soit pour moi, mais je n'ai jamais reçu de telle lettre.
Dans le film de Max Opüls (aussi étrange que cela puisse paraitre, le générique commence par une coquille sur le nom du réalisateur !), le personnage principal, tout talentueux qu'il est n'en est pas moins un odieux coureur de jupons et la belle Joan Fontaine a le malheur de se laisser séduire toute jeune par ce bellâtre qui causera sa perte. On retrouve dans ce film, également, toute la thématique des groupies, des adolescentes avec des posters de leurs idoles dans leur chambre, et ce dix ans avant l'invention du rock'n'roll !
(girafe média : prenez vos mouchoirs)

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