lundi 3 mars 2014

bringing up baby (l'impossible monsieur bébé)

Avant de commencer ma chronique sur ce film légendaire, je tiens, une bonne fois pour toutes, à m'exprimer sur la pertinence des traductions de titres de films en français... Voyez celui-ci : L'impossible Monsieur Bébé. Personnellement, ne l'ayant jamais vu avant cette semaine, j'ai toujours cru qu'il s'agissait d'un film où Cary Grant interprétait un adulte régressif, au comportement puéril. J'ignorais que derrière "Monsieur Bébé" se cachait en fait "Baby" et que ce Baby était un... ah, rien qu'à dire le mot, j'en ai la crinière qui se hérisse... un léopard. Alors je veux bien que vous les humains, vous ayez besoin de faire appel à la gent animale pour pimenter vos comédies, ah oui, c'est drôle un éléphant peinturluré dans The Party, une vache au bras de Fernandel, un poisson qui sert de déjeuner, mais là, je crois que vous allez trop loin. Il y a des animaux avec lesquels on ne saurait plaisanter ! Et il faut être sotte comme Katharine Hepburn pour voir en ce Baby un gros chat mignon ! Elle a failli payer très cher sa naïveté, d'ailleurs. Il s'agit d'un léopard, nom de Noé ! Un fauve aussi furieux que sanguinaire, qui n'a de sympathique que son pelage tacheté, et en général quand vous prenez le temps de l'admirer dans la savane vous avez déjà ses crocs qui enserrent votre rotule. Non, j'ai trouvé le choix de cet animal de très mauvais goût. On voit bien qu'il s'agit d'un fourbe. Alors certes, les situations sont burlesques, le rythme est soutenu, le tandem Grant-Hepburn désopilant, mais zut quoi, la prochaine fois, Monsieur Hawks, prenez un lama ou un zèbre, vous m'éviterez des cauchemars à répétition depuis la séance de jeudi et vous ferez autant rire le public.

(girafe média : ce film comporte des images de prédateurs qui peuvent terroriser les girafes, antilopes et autres gazelles)

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