"Do you want to be dead, Albert ?" Voilà une phrase qui fait sourire à condition de réunir les trois conditions suivantes :
1. Vous ne vous appelez pas Albert
2. La personne qui vous la dit n'est pas armée (il pourrait se tromper de prénom)
3. Elle est prononcée par Michael Caine dans "Get Carter"
Aaaaah, Michael Caine...
Oui, je vous l'avoue, chers lecteurs, s'il y a un homme qui me fait de l'effet, qui me rend toute chose et qui pourrait me faire penser à fonder une famille avec un humain, c'est bien lui : Sir Michael Caine, même si sa reine ne l'a pas encore anobli, pour moi, c'est le seigneur du cinéma, la grande classe incarnée, le sex-appeal au masculin, bref l'homme idéal. Enfin pour être mon homme idéal, il lui manque quand même 2,50m au niveau de l'encolure, mais bon... Et dans Get Carter, Sir Michael crève l'écran, à chaque image. Nu comme un ver et armé ou courant à toutes jambes dans son imper dans la grisaille bétonnée de Newcastle, il est Carter, ce gangster impeccable, venu venger la mort de son frère sur les lieux de sa jeunesse. Et il ne faillit pas face à toutes ces trognes du milieu provincial anglais, plus hostiles les unes que les autres, à l'accent à couper au couteau (ce qu'il finit par infliger au brave Albert qui n'est pas bien clair dans sa réponse à la question sus-citée). Voilà un film qui inaugure merveilleusement cette décennie bénie du cinéma, avec ses poursuites, ses personnages sans scrupules et ses bandes-son qui vous hérissent la crinière de bonheur. Les admirateurs de Michael Caine retrouveront avec délice sa mimique de souffrance cruelle, quand il achève un ennemi, en retroussant ses narines et en serrant toutes ses dents, les paupières à demi baissées, et la mèche normalement impeccable, soulevée par le vent, non, vraiment, quelle prestance ! Et pour ceux que le jeu de Michael Caine insupporterait (mais comment est-ce possible ?), il y a Britt Ekland, l'ex-Madame Sellers, dans un petit rôle qui confirme l'adage célèbre "Un film avec Britt Ekland ne peut pas être complètement mauvais".
(girafe média : des images peuvent heurter, girafons sensibles s'abstenir)

Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Bébel, en voyant ce film, même si ça n'a rien à voir.
RépondreSupprimerLe jeu trouble avec la logeuse est sympa et la scène du bateau est génialement mise en scène.
Quant à Britt Ekland, il faut la voir, elle et ses fesses, en succube païenne dans "The wicker man", deux ans plus tard.
Ah oui, 'The Wicker Man', là c'est autre chose... Il n'est pas dur de succuber, pardon, succomber...
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